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Paroles de clôture du Présidium

(présentées par Stefan Engel, 6 octobre 2010)

Chers camarades,

plus de 30 délégations du cercle des initiatrices et initiateurs sont venus pour la fondation d’ICOR. Dans leurs discussions et contributions sur la lutte et la situation dans leurs pays ils ont une fois de plus souligné explicitement comment est nécessaire la fondation de cette organisation internationale de collaboration pratique de partis et organisations révolutionnaires.

Nous avons beaucoup appris les uns des autres, nous avons pris davantage de connaissances des expériences et problèmes des camarades des organisations participantes. Puisque nous sommes maintenant ensemble membres d’une organisation, même si elle n’a qu’un caractère coordinateur, ce sont maintenant aussi les problèmes de nous tous, pour lesquels nous devons tous prendre de la responsabilité.

La nécessité d’ICOR fut soulignée par la décision grandiose pour sa fondation.

La composition de cette rencontre était représentative en ce qui concerne les courants idéologico-politiques à l’intérieur d’ICOR mais aussi en ce qui concerne la composition régionale. Mais évidemment, elle n’était pas étendue. Beaucoup d’obstacles se sont dressés. Ils ont empêché qu'encore davantage de camarades participent à cette conférence de fondation. Cela nécessite que nous informions maintenant, après la conférence, tous les autres et que nous fassions d’autant plus d’efforts pour qu’ils puissent être associés, égaux en droits, au processus d’ICOR dans l’avenir.

Au total, la discussion était très solidaire. Elle se référait à la cause et visait toujours la solution des problèmes, même s’il y avait parfois certains désaccords. Finalement se ressentait que tous ici présents veulent cette ICOR. Je me réfère en cela expressément aussi à ceux qui se sont momentanément retirés des votes pour discuter d’abord avec leurs directions et leurs partis. Ils ont participé aux conférences ou discussions préparatrices. Ils ont, au préalable d’ICOR et dans sa réalisation, contribué de maintes façons à ce que cette rencontre puise avoir lieu. Je serais très content si les partis et organisations de ces camarades décidaient, basé sur le bilan de cette rencontre, de participer de nouveau pleinement à ICOR et de contribuer de leur côté à cette activité internationale unie.

Bien sûr, certains problèmes ont surgi lors de cette rencontre qui indiquent que nous devons encore mieux préparer les rencontres futures. Peut-être devrions-nous améliorer ou encore préciser l’un ou l’autre passage de nos règles de procédure. Il importe que nous en fassions un bilan approfondi. Ce fut la première fois que nous nous sommes réunis dans une telle composition avec de si différentes expériences et que nous nous sommes mis d’accord malgré des conceptions idéologico-politiques si différentes mais aussi avec un mode de travail tellement différent dans les partis individuels. C’est un exploit très important ; on constate que, dans chaque question, on rencontre des expériences très différentes sur le plan pratique et organisationnel. Pour cette raison il a été nécessaire que nous ayons du respect pour les expériences différentes mais que nous devons, bien sûr, aussi faire des efforts pour arriver à des solutions d’un commun accord, à des décisions comment pouvoir procéder ensemble.

 

Je suis fortement convaincu que davantage d’organisations feront usage, lors de la prochaine conférence mondiale, de la possibilité de présenter des motions au sujet des documents. Nous avons fait de nombreuses expériences et cela nous aidera, dans l’avenir, à mieux résoudre les affaires.

Évidemment, il y a aussi des organisations qui se positionnent à l’extérieur d’ICOR et qui observent ce que nous y avons fait. Il sera important de bien informer ces organisations et de les convaincre de cette voie correcte que nous avons entamée. Nous devrions aussi les laisser participer aux activités communes dans la mesure du possible. Voire, nous devrions tout simplement les inviter à cela, même si elles ne sont pas encore membres dans ICOR, comme l’a proposé le message de salutation du PCR d’Uruguay. Nous devrions accepter de telles offres et répandre activement l’esprit d’ICOR au sein du mouvement révolutionnaire et ouvrier international, afin de faire progresser ainsi le processus de l’unification dans la pratique sur une base révolutionnaire.

Nous ne sommes pas seulement une organisation commune, nous devrions également être le protagoniste principal de la collaboration pratique des révolutionnaires dans le monde. Après la constitution du ICC nouvellement élu, ICOR doit s'attaquer à l’étape suivante de la construction. Les participants du processus de préparation de la fondation d’ICOR qui n’ont pas pu être présents à la conférence de fondation, auront l’occasion de confirmer leur adhésion basée sur les documents. Nous devons gagner de nouveaux membres pour ICOR. À cette fin, nous ferons un travail de relations publiques pour le projet d’ICOR et remplir cette idée de vie pratique.

 

Nous avons pris des décisions sur des journées de lutte communes, sur l’appui que nous allons apporter à la Conférence mondiale des femmes, etc. Je crois que tous ces premiers pas pratiques seront aussi un test à savoir comment nous réussissons de réaliser dans la pratique les décisions d’ICOR.

Ce faisant, nous allons certainement aussi commettre l’une ou l’autre erreur, avoir des contradictions. Mais nous avons prouvé lors de cette conférence que nous sommes capables de résoudre de tels problèmes par une culture de débat prolétarienne, par un règlement unifié et par la volonté commune.

Depuis trois ans, je suis inclus dans ce processus en tant que responsable, et je peux vous assurer que cette conférence de fondation représente un pas géant depuis les premières discussions jusqu’à la manière dont nous avons collaboré ici. Cela ne va pas de soi. Chaque rencontre était un pas en avant, à chaque niveau il y a eu de nouveaux points communs, mais aussi de nouvelles contradictions. Le plus grand point en commun était en effet la conférence de fondation, et je suis fortement convaincu que cette tendance continuera à se consolider.

Personnellement j’aimerais dire que je me suis senti à l’aise ici, parmi tous ces camarades, dont je ne connaissais pas encore tous. Nous nous sommes disputés, mais nous sommes aussi tombés d’accord. Les meilleurs amis se disputent. Il est important que la dispute consolide l’amitié et que nous ne nous disputions pas tellement que nous ne pouvons plus nous regarder dans les yeux. Je dois dire honnêtement que cette solidarité de la part des camardes m’a beaucoup touché et m’a rendu plein de confiance. À partir d’ici de nouvelles impulsions se dégagent pour nous tous, pour la mise en pratique d’un nouveau niveau de l’internationalisme prolétarien, un niveau où nous avons une organisation commune. Il en ressort une force nouvelle, et nous avons aussi fait connaissance et gagné de nouveaux amis.

À la fin de cette réunion, j’aimerais remercier tout d’abord, en bonne et due forme, le groupe de préparation international qui, du côté principal, a très bien préparé cette rencontre aux niveaux idéologico-politique, organisationnel et pratique. Cela concerne les camarades du ORC Congo, du CPI (ML) Inde, du MLKP Turquie/Kurdistan du Nord, du SMKC République tchèque, du PML Pérou et du MLPD. Merci beaucoup à ce groupe préparatoire !

Je voudrais adresser mes remerciements au travail excellent des différentes équipes d’organisation multilatéraux. Ce sont eux qui ont permis dans la pratique que nous pouvions si bien travailler ici, que nous y étions nourris raisonnablement, que la sécurité y était garantie et que tout le cadre était apte aux exigences.

J’aimerais aussi remercier le Présidium qui, évidemment, n’avait jamais encore travaillé ensemble dans cette composition : ORC Congo, MLKP Turquie, CPI (ML) Inde, BP (NK-T) Kurdistan du Nord - Turquie, PCMLM Bolivie et MLPD Allemagne. Dans chaque pause, ils se sont réunis pour un travail intense et se sont efforcés de mettre en œuvre nos règles de procédure, l’ordre du jour et nos projets. Cela n’était pas toujours facile. J’ai beaucoup apprécié cela. Il y avait une ambiance et une collaboration super ; tout cela a mené la conférence avec succès au but que nous nous étions proposé. Merci beaucoup aux camarades du Présidium !

Merci beaucoup aussi aux camarades délégués pour leurs contributions et l’ambiance. Ils sont venus de loin et de près, ils ont pris leur temps, ils n’ont pas regardé à la dépense, ils n’ont redouté aucune peine, ils se sont préparés pour apporter ici leur contribution. Les délégués qui ont participé ici sont, bien sûr, maintenant nos ambassadeurs principaux envers les organisations. Vous devez transférer l’idée d’ICOR dans vos organisations, vous devez représenter ce qui est né ici en commun et ce qui y a été décidé.

À la fin je voudrais encore particulièrement féliciter les rédacteurs du procès-verbal et surtout les traducteurs qui ont rendu possible notre communication face aux nombreuses langues maternelles.

Chers camarades,

Je voudrais terminer notre réunion avec notre mot d’ordre commun :

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous !

Que vive la solidarité internationale !

Que vive ICOR – en avant, vers le socialisme !

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