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Les turbulences du système impérialiste préparent le terrain pour une crise révolutionnaire mondiale

Interview dans le Rote Fahne avec Stefan Engel, 4 janvier 2012

Avec l'effondrement de la banque d'investissement Lehman Brothers en septembre 2008 une crise économique et financière mondiale éclata. Comparé aux autres crises économiques après la Seconde Guerre mondiale son développement se distingue clairement. Quelle en est la raison ?

À la fin de 2008 nous avions déjà pronostiqué que nous avons à faire à une crise économique et financière mondiale, la plus profonde quant à sa dimension, sa profondeur et son effet que le capitalisme n’a jamais vu auparavant. Pour le moment il semblait se développer autrement. Par une gestion de crise commune internationale des impérialistes, ceux-ci ont réussi à prévenir un effondrement incontrôlé du système financier mondial et à atténuer la chute de la crise de l'économie mondiale. Les dirigeants ont surtout pu amortir, pour le moment, les ébranlements politiques qui, d’habitude, accompagnent de telles crises économiques mondiales.
Trois ans et demi après l'éclatement de cette crise économique et financière mondiale une nouvelle irruption économique s’amorce qui aggraverait et approfondirait encore plus la crise économique et financière mondiale. Les gouvernements des pays impérialistes se trouvent confrontés à une situation désastreuse. Personne ne sait comment redresser la situation. La gestion de crise internationale a échoué.
Entre-temps, le problème principal des dominants consiste dans le fait qu'ils ne peuvent plus contrôler les répercussions politiques de la crise économique et financière mondiale. Cela limite radicalement la marge de manœuvre des mesures de l'État pour pouvoir continuer la gestion de crise. Aujourd’hui, des luttes économiques et politiques de masse dominent la scène dans la plupart des pays du monde. Le mouvement insurrectionnel démocratique  avec son point de départ en Afrique du Nord, a englobé de plus en plus de pays. Les masses dans le monde entier sont sensibilisées contre le capital financier international dominant sans partage, contre ses méthodes d'exploitation et d'oppression. La lutte transnationale pour la liberté et la démocratie est devenue le phénomène prééminent de notre temps.
La propension générale du système impérialiste mondial à produire des crises ne peut pas être surmontée, la crise économique et financière mondiale ne peut pas être maîtrisée dans un proche avenir. Des orages politiques vont s’approcher qui accéléreront la tendance vers une crise révolutionnaire mondiale.

Au début du mois de décembre déjà le 13e sommet de crise de l'UE a eu lieu depuis le début de 2010. Les gouvernements participants l’ont célébré comme une percée dans la « stabilisation du système financier européen » ! Personne ne peut plus le croire entre-temps.

Ce scepticisme est justifié ! Au sommet de l'UE rien d'autre n’a été fait que d'annoncer l'intention de freiner dorénavant l'endettement public. Premièrement cela n'est rien d’autre qu'une déclaration d'intention et deuxièmement cela non plus pourrait résoudre les problèmes.
Un symptôme essentiel est en ce moment le fait que les opérations financières tournent court. Les banques ne prêtent guère de l'argent entre elles et des crédits à l'économie ne sont accordés que de façon hésitante. Ce sont en particulier des pays qui sont le moins arrivés à maîtriser la crise économique et financière – Italie, Grèce, Espagne, Portugal – auxquels on demande des taux d’intérêts supérieurs à la moyenne sur les marchés financiers  pour de nouveaux emprunts d'État . Cela ne restreint pas seulement sérieusement la solvabilité de ces États, mais les pousse encore plus profondément dans l’endettement et continue à freiner leur développement économique. L'affirmation que la situation actuelle serait déclenchée par un endettement public trop élevé est insensée. La cause réelle de la crise économique et financière mondiale tient à la suraccumulation chronique du capital dans laquelle le mode de production capitaliste s’est retrouvé avec la nouvelle organisation de la production internationale.

Est-ce que les mesures du gouvernement ne remédient pas à la suraccumulation du capital ?

Suraccumulation chronique du capital signifie : L'immense accumulation du capital ne peut plus être mise en valeur durablement pour réaliser des profits maximaux. Les investissements croissants réalisés continuellement au niveau spéculatif ne trouvent plus suffisamment de marchés pour pouvoir être mis à profit de façon maximale. Un exemple en est la Chine : Là on continue à investir dans des biens immobiliers par la spéculation moyennant de subventions d'État. Cela a mené temporairement à un fort essor économique en relation avec des mesures pour relancer la consommation de masse, qui a stimulé toute l'économie mondiale et créé l'impression que la crise économique et financière mondiale serait terminée. Maintenant la bulle spéculative éclate avec des conséquences incalculables pour l'économie chinoise et mondiale.
Les « forces d'auto guérison » de l'économie capitaliste, invoquées si souvent par Merkel, ne fonctionnent plus. Le cycle de production et reproduction ne fonctionne plus qu'en versant de plus en plus d'argent de l'État dans ce cycle. En décembre 2011, la Banque Centrale Européenne (BCE) a versé presque un billion d'euros à un taux d’intérêt bas aux banques, dans une opération historiquement unique, pour maintenir en marche le système financier et pour prévenir le risque d'un effondrement des banques monopolistes. Le versement de l'État et donc la baisse du prix du capital doit maintenir le cycle de production et reproduction du moins artificiellement. Cependant ces mesures sont comme la danse sur un volcan.
Le prix en est un endettement croissant de l'État  qui pousse de plus en plus de pays au bord de la faillite de l'État et alimente en outre l'inflation. Le problème fondamental de la suraccumulation du capital ne se résout pas pour autant, mais elle est poussée à l'extrême.
Quand l'effet des plans de sauvetage gouvernementaux diminuait, l'économie mondiale commençait à s'affaiblir de nouveau. Le point de départ de la crise de solvabilité en Europe était en clair l'absence de la croissance économique sur laquelle le monde capitaliste entier avait spéculé avec sa gestion de crise. Comme les crédits ne pouvaient plus être remboursés par les budgets d'État réduits, la crise financière éclata de nouveau ouvertement. Cette fois-ci, elle ne partait pas de certaines banques monopolistes comme en 2008, mais des instruments de la gestion de crise elle-même – des budgets d'État. La supposition de la chancelière Merkel qu'on devait seulement stimuler les « forces d'auto guérison de l'économie » par des mesures de l'État afin qu'elles fonctionnent de nouveau et déclenchent une croissance économique de longue durée s’est avérée être une illusion.
Les Bourses dont les valeurs négociées atteignaient un niveau maximum de 59 billions de dollar U.S. au début de 2011, retombaient à 45 billions jusqu'au mois de septembre. Sur les marchés de devises se produisait une fuite de l'euro en faveur du yen japonais, du franc suisse et du dollar. Cela a encore aggravé les problèmes du remboursement des crédits dans ces zones monétaires. Les banques se retrouvaient de nouveau en difficultés de paiement et une crise bancaire générale se développait. Aujourd’hui Madame Lagarde, chef du FMI, qualifie avec raison la situation générale sur les marchés financiers de plus dangereuse que celle d'avant la faillite de Lehman en septembre 2008.

A quelle situation économique la population doit-elle se préparer en 2012 ?

Il faut partir du fait que la production industrielle chutera de nouveau. Une simple répétition de la gestion de crise commune internationale ne sera alors pas en vue en raison de la situation tendue des finances d'État. Une réaction en chaîne de faillites d'État, d’effondrements de banques ou même de l’ensemble du système financier mondial ne pourra alors guère être évitée. On peut s'imaginer que cela signifiera à l’échelle mondiale des licenciements de masse, la diminution des salaires et le démantèlement des acquis sociaux, ce qui continuera à attiser la colère des larges masses envers les gouvernements. Les marxistes-léninistes doivent se préparer à des mesures qui n’ont jamais été prises dans l’histoire de l’après- guerre. Elles frapperont sensiblement la situation de vie des masses. Une aggravation dramatique de la lutte de classe internationale sera la réponse.

Mais est-ce que l’Allemagne ne se trouve pas dans une situation relativement solide comparée aux autres pays ?

Le développement en Allemagne est systématiquement présenté de plus beau. Après tout, l'industrie allemande a aussi mis trois ans pour pouvoir renouer en été 2011 au niveau d'avant la crise, après la chute dramatique de la production industrielle de plus de 15 pour cent à la fin de 2008. La cause en repose sur le fait que l'économie est marquée par l'exportation. Aujourd’hui, presque un euro sur deux des chiffres d'affaire est réalisé dans l'exportation. Toutefois, l'exportation est aussi le talon d'Achille de l'économie allemande. Si une baisse économique mondiale se produit, la chute en Allemagne sera proportionnellement beaucoup plus grave que dans d’autres pays.  
Cela est déjà prévisible : La plupart des grands pays impérialistes comme les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et le Japon n'ont toujours pas encore le niveau de leur économie qu’ils avaient avant la crise,  contrairement à la propagande temporaire de l'essor économique mondiale en 2009/2010. D'autres pays comme l'Italie ou l'Espagne se trouvent encore dans une profonde dépression économique. La China a pronostiqué une stagnation de son économie pour 2012 et annoncé dans ce contexte de ne plus permettre des  investissements de l’étranger dans la production automobile chinoise, à l'exception des voitures électriques. Dans sa perspective économique récente, l’OECD prévient les politiciens du monde entier de « s'attendre au pire » parce que les turbulences sur les marchés financiers pourraient se répandre massivement et se terminer dans des « résultats absolument catastrophiques ».  Quant à la zone de l’euro, l’OECD et la BCE s'attendent à une économie déclinante déjà pour cet hiver.

L'affaiblissement de l'euro profite donc à l'économie d'exportation parce que ses marchandises deviennent meilleur marché sur le marché mondial ?

Pour l'économie impérialiste l'exportation de capitaux est décisive. C’est seulement grâce à celle-ci qu’elle peut renforcer ses positions internationales, la position ambitionnée de leader sur le marché mondial et aussi augmenter son influence politique. Naturellement l'exportation de capitaux entraîne aussi l'exportation des marchandises. Ainsi dans les lieux de production à l'étranger des investissements sont effectués dans les machines, la technologie de pointe etc. qui proviennent fréquemment de l'Allemagne. L'affaiblissement de l'euro cependant limite les possibilités impérialistes d’exporter des capitaux et affaiblit ainsi la position de l'UE sur le marché mondial. Cependant, plus la position sur le marché mondial est forte, plus les impérialistes sont en état de répercuter les conséquences de la crise économique et financière mondiale sur leurs concurrents et se dédommager le plus que possible. Avec l'échec de la gestion de crise internationale qui coïncidait avec la crise de l'euro, cette concurrence entre les impérialistes se trouve de nouveau au premier plan.

Qu'est-ce qui te rend tellement sûr que la crise économique et financière mondiale ne sera pas maîtrisée dans un proche avenir ?

La contradiction entre le capital excédentaire et les marchés de plus en plus restreints n’a pas pu être  résolue jusqu'à maintenant. Cela aurait exigé une destruction beaucoup plus importante de capital que les gouvernements des pays impérialistes l’auraient admise dans leur panique devant une aggravation des contradictions de classe. En fin de compte la gestion de crise par l'État a donc seulement eu pour effet que la suraccumulation du capital a provoqué  beaucoup plus vite de nouvelles chutes, porteuses de crise, dans le processus de la production et reproduction.
Évidemment, je ne voudrais pas exclure que surtout les gouvernements impérialistes les plus puissants feront tout leur possible pour trouver une issue à la crise, par exemple en répercutant les fardeaux de la crise sur les pays opprimés et dépendants de l'impérialisme, par une exploitation intensifiée des masses, une inflation croissante ou aussi par le déclenchement de guerres. Néanmoins, la tendance de l'accumulation chronique du capital ne sera pas pour autant mise hors de vigueur et la crise pourrait seulement être interrompue temporairement par de petites poussées de croissance.

Le 10 décembre, la conférence mondiale sur le climat de l'ONU à Durban en Afrique du Sud fut terminée. Suivant des rapports médiatiques on a pu gagner l'impression que le ministre fédéral de l'Environnement allemand, Roettgen, serait responsable, en fin de compte, d’un succès de la conférence. Qu'en penses-tu ?

Le « succès » de la conférence consiste en l’accord douteux de vouloir élaborer la ligne de base d'un contrat possible jusqu'à 2015 entre tous les participants qui entrera en vigueur éventuellement d'ici 9 ans. L'alliance des petits États insulaires rejetait cet accord à juste titre et déclara : « Pourquoi devrions-nous donner notre consentement à un accord qui aura pour conséquence incontournable et à long terme notre disparition ? »

Durban représente un constat d'échec de la politique écologique impérialiste et encourage consciemment une aggravation de la catastrophe climatique mondiale qui met en danger la vie de l’humanité. La protection de l’environnement  officielle du gouvernement se révèle être complètement inappropriée. Une toile de fond importante de l'échec de ce sommet sur le climat était le fait que, face à la crise économique et financière mondiale, de plus en plus de gouvernements ont réduit les mesures de protection de l’environnement déjà prises qui pourtant avaient été absolument insuffisantes. Un exemple frappant en est le gouvernement du Canada qui avait apparemment manqué de manière dramatique les buts climatiques qu'il s'était fixés lui-même pour réduire le CO².  Pour éviter de payer les amandes parvenues alors à échéance, le gouvernement s’est tout simplement retiré de l'accord de Kyoto. Cela montre que cet accord ne vaut pas le papier sur lequel il est écrit. Sans résistance active des larges masses, sans supériorité de la lutte de classe aux criminels écologiques impérialistes, le climat mondial prendra un développement catastrophique.

Quelles conclusions faut-il en tirer ?

La cause de l'échec de la politique climatique impérialiste consiste dans le fait qu'une protection efficace de l'environnement est incompatible avec l'intérêt de profit du capital financier international. La ligne directrice bourgeoise affirmant la compatibilité de l'écologie et de l'économie dans le capitalisme est une impasse fatale. L'institut de Potsdam pour la climatologie a récemment publié une étude sur les divers scénarios du développement climatique jusqu'à la fin du 21e siècle. Les scientifiques y parviennent au résultat que des changements dévastateurs des bases d'existence surviendront dans tous les continents. Avec le livre « L'aube de la révolution socialiste internationale » nous avons prouvé que la crise écologique est devenue, aujourd'hui, un phénomène inhérent au mode de production capitaliste. Le capitalisme est arrivé à un point où il est devenu incompatible avec la préservation des bases d'existence naturelles de l'humanité.
La question écologique ne peut plus être résoute indépendamment de la question sociale. Nous avons besoin de conditions sociales dans lesquelles la production et la distribution ne sont pas effectuées selon le profit d'une couche minime de propriétaires de capitaux, mais dans lesquelles l'existence humaine et la protection de l'environnement naturel sont fondamentales. Seule une société socialiste/communiste orientée de manière pertinente aux intérêts généraux de l'humanité tout entière pourra réaliser une telle ligne directrice de l'unité entre l'homme et la nature.

Dans le mouvement écologique on critique que la protection de l'environnement avait été négligée dans les anciens pays socialistes.

Il n'est pas correct de généraliser de la sorte. Dans beaucoup de pays socialistes on avait réalisé de multiples manières des mesures protectrices de l'environnement, des mesures économisant de l'énergie et des matières premières, le recyclage, les débuts d'une économie du recyclage intégral etc. La Chine de Mao Zedong a propagé le mot d'ordre qu'il n'y a pas de déchets mais uniquement des matières premières qu'il faut recycler. Évidemment un tel mot d'ordre est incompréhensible du point de vue de la loi capitaliste de la valeur. En conséquence l'exploitation abusive de l'environnement naturel augmente les profits. Seule la restauration du capitalisme dans les pays anciennement socialistes a donné un coup mortel aux débuts prometteurs dans la protection de l'environnement.
Pourtant il faut constater qu'il y avait une tendance dans le mouvement ouvrier – et aussi dans les pays socialistes – à sous-estimer la question écologique. Toutefois, à cette époque on ne pouvait pas s'attendre à la possibilité de la formation d'une crise écologique globale qui se développe en catastrophe écologique menaçant l'humanité. Les marxistes-léninistes aussi ont dû réviser leurs positions face à cette question. Dans les années 1950, l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire était considérée, dans les pays socialistes, comme une voie propre et effective pour l'exploitation de l'énergie. Entre-temps nous savons que la technologie nucléaire n'est pas maîtrisable malgré tous les progrès technologiques. Il serait catastrophique si les marxistes-léninistes s’accrochaient de manière dogmatique aux conceptions du mouvement révolutionnaire et ouvrier international des années 1950. Pour cette raison, il est très important que l’ICOR  et l’ILPS  aient décidé de lancer une campagne mondiale jusque dans l'année 2012 pour la fermeture de toutes les centrales nucléaires, la suppression des armes nucléaires et la cessation de la soi-disant utilisation pacifique de l'énergie nucléaire

Le mouvement écologique n'a-t-il pas remporté un succès important avec les décisions du gouvernement de Merkel d’arrêter des centrales nucléaires ?

Le gouvernement était complètement isolé après Fukushima. Seulement sous peine de sa chute il aurait pu s’en tenir à sa décision déjà prise sur le prolongement de la durée de vie des centrales nucléaires. Mais en même temps il a maintenu l'exploitation continue d'une série de réacteurs nucléaires avec leur longue durée de fonctionnement jusqu'à 2021, et surtout  frayé le chemin à l'exportation ultérieure et a ainsi maintenu le danger mondial pour l'homme et la nature. La fermeture immédiate de toutes les centrales nucléaires ne serait pas un problème en Allemagne ni du point de vue économique ni du point de vue technique.
Au cours de l’année passée, le mouvement anti-nucléaire en Allemagne a joué un certain rôle de pionnier dans le monde en ce qui concerne son étendue et son potentiel d’information. Entre-temps, même au Japon où la grande majorité de la population s’est longtemps prononcée en faveur de la soi-disant utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, les positions majoritaires ont changé. Le gouvernement et les monopoles se retrouvent sur la défensive. Au Japon le programme visant la construction de nouveaux surrégénérateurs a dû être arrêté et en France les projets de la construction de centrales nucléaires ont dû être limités.
Mais nous ne pouvons pas du tout nous contenter de ces acquis. Nous avons besoin d'une protection mondiale contre l'énergie nucléaire et son rayonnement, mortel pendant des millions d'années. En fait aussi partie de stopper les exportations de centrales nucléaires de l'Allemagne ou bien leur soutien financier et de s’engager pour la fermeture de tels type de productions. Cependant, cela ne doit pas se faire à la charge du personnel. Pour celui-ci il faut naturellement créer des emplois de remplacement équivalents. Car la protection de l'environnement ne doit pas être réalisée aux dépens de la classe ouvrière mais elle doit concorder avec ses intérêts.

En octobre un Conseil environnemental international a eu lieu à Gelsenkirchen. Là tu as défendu la thèse qu'un développement qualitatif à un niveau supérieur du mouvement écologique est nécessaire.

Pour arrêter la catastrophe écologique globale il faut opposer une force supérieure au capital financier dominant sans partage. Le mouvement écologique actuel ne représente pas encore une telle force supérieure. Il a fait un bon travail de sensibilisation jusqu'ici et renforcé considérablement la conscience écologique générale dans la population. Aujourd’hui, presque aucun parti bourgeois ne peut se permettre de faire une campagne électorale sans revendications écologiques correspondantes. En même temps ce mouvement écologique est extrêmement fragmenté, marqué par des limitations locales et nationales, il a un degré d'organisation faible et par-là une capacité combative et une aptitude à s'imposer limitées. Les responsables du mouvement écologique actuel préconisent avant tout d'exercer une influence argumentative sur les responsables dans les bureaux de la direction et dans les partis bourgeois et espèrent des changements par cela. La base en est l'illusion que la crise écologique puisse être surmontée dans le cadre de la société capitaliste et en harmonie avec les intérêts de profit des monopoles.
Nous avons besoin d'une combativité plus élevée et d’une claire route de confrontation contre l'économie de profit des monopoles et des gouvernements, dans laquelle l'exploitation abusive de l'environnement naturel est devenue un facteur de la concurrence et de la diminution des coûts. Nous ne pouvons pas tolérer une production qui se fait sans scrupules aux dépens des ressources naturelles. Cela exige plus que des succès dans tel ou tel projet pour la protection de l'environnement. À cette fin, un front de résistance international et un bouleversement de toutes les conditions de production et de vie sociales sont nécessaires qui agissent durablement contre l'économie de profit impérialiste.
Une telle tâche gigantesque a nécessairement pour but de transformer la société. Cependant nous ne parviendrons pas à une transformation de la société sans surmonter la dictature des monopoles. C'est pourquoi la lutte contre la catastrophe écologique imminente est aussi une lutte contre l'impérialisme et pour la réalisation de conditions socialistes.

Le mouvement écologique actuel en est-il capable ?

Certes, je sais bien qu'une partie du mouvement écologique actuel se refusera catégoriquement à une telle perspective, ce qui est souvent combiné avec de fortes réserves anticommunistes. Cependant la grande majorité du mouvement écologique est aujourd'hui d'avis qu'une protection de l'environnement durable est incompatible avec les intérêts de profit. Depuis Copenhague et Cochabamba le mouvement écologique mondial discute intensément sur des alternatives nécessaires au système. Celui qui veut s'engager de façon conséquente à la protection de l'environnement doit développer, en fin de compte, aussi un esprit révolutionnaire. Pour cela beaucoup de large travail de persuasion et une propre disposition à apprendre sont nécessaires, car nous n’avons certainement pas l’intention de froisser les écologistes présents. Ils ont fait du bon travail et le mouvement écologique mondial aura besoin de leur savoir-faire, de leurs expériences, de leurs propositions de solutions et de leur idéalisme pratique. Le point le plus important est cependant que la classe ouvrière conçoive son rôle historique dans la lutte pour la préservation des bases d'existence en unité avec sa libération sociale et qu'elle intègre stratégiquement la question écologique dans sa lutte pour la libération d'exploitation et oppression.
Cette nouvelle qualité du mouvement écologique ne peut pas être limitée aux activités locales et nationales, mais doit travailler à l'échelle internationale et de façon coordonnée. La catastrophe écologique ne s'arrête pas devant les frontières nationales. Les causes des répercussions catastrophiques de la crise écologique globale ne se trouvent souvent même pas dans le propre pays. Le plus souvent les plus pauvres des pauvres doivent supporter les conséquences des inondations, des sécheresses et d'autres catastrophes pour lesquelles ils ne sont pas du tout responsables.
La nouvelle qualité nécessaire du mouvement écologique se nourrit de trois éléments : l'organisation, la perspective transformant le système et l'internationalisme. Un niveau plus élevé du mouvement écologique a aussi besoin d'une forme d'organisation plus élevée. L'idée de la construction d'un syndicat écologique combatif formulée au Conseil environnemental est très bonne. Elle préconise une forme d'organisation que les larges masses des ouvriers et des travailleurs dépendants connaissent à fond comme instrument effectif de leur lutte économique et sociale. Un tel syndicat écologique n'a naturellement rien à voir avec les syndicats de l'industrie et ne fait pas concurrence aux syndicats existants. Il aurait avant tout la tâche de donner aux larges masses populaires une forme d'organisation de lutte contre les diverses formes de l'exploitation effrénée et pour des mesures de protection de l'environnement naturel, et de développer une force supérieure face aux responsables principaux de la catastrophe écologique. Mais avant qu'une telle forme d'organisation puisse se former, il faut mener la discussion stratégique nécessaire à ce propos au sein du mouvement écologique. Car tout ce que l'homme fait doit d'abord passer par sa tête.

Ces nouvelles connaissances ont-elles déjà entraîné des conséquences pratiques ?

Le 3 décembre 2011, nous avons assumé pour la seconde fois après 2010 la responsabilité pratique de réaliser la journée de lutte internationale pour l'environnement dans et avec l'organisation mondiale ICOR, journée que celle-ci avait décidée lors de sa fondation. Dans plus de 45 villes en Allemagne nous avons promu des activités de protestation et des initiatives, des rassemblements et des manifestations – en partie aussi appuyés sur des unités d'action locales ou régionales. C'était un grand progrès comparé à la première journée de lutte en 2010 ! Aussi à la base du mouvement écologique actuel se manifestait une disposition croissante de coopérer avec des forces révolutionnaires. En revanche il faut reprocher aux dirigeants des diverses grandes organisations écologiques comme BUND, Greenpeace ou Attac d’avoir abandonné de façon irresponsable depuis environ deux ans la journée mondiale du climat célébrée en commun, en faveur de l’intensification d'une activité de lobbying. Cela constitue une tendance à la capitulation conformément à la ligne directrice propagée par les dominants qu'il ne peut s'agir tout au plus que d'une « adaptation au changement climatique ». Le mouvement écologique doit diriger sa poussée principale contre les monopoles dominants et leurs gouvernements. Apparemment, les dirigeants actuels de BUND, Greenpeace ou Attac n'y sont pas prêts.

Le sujet de l'environnement ne faut-il pas non plus l’élucider encore plus au niveau théorique ?
Sans doute. Les connaissances théoriques du mouvement écologique actuel se limitent essentiellement à révéler des répercussions nuisibles de modes de production et de consommation, de technologies, de produits etc. Dans les questions sociales et idéologiques il est cependant fortement imbu d'idéalisme et de métaphysique. Ainsi, parler de la « destruction de l'environnement » est déjà entré dans l’usage général. Toutefois la nature ne peut as être détruite, elle peut seulement être transformée. Ou bien de la sorte que les bases de l’existence de l'humanité seront préservées et se développent, ou bien de telle sorte qu’elles soient déformées et que l'humanité ne pourra plus survivre. La métaphysique largement répandue dans le mouvement écologique est sans doute un grand obstacle pour comprendre les causes profondes sociales et les nouvelles perspectives dans la lutte pour prévenir la catastrophe écologique globale dans tous ses aspects et de façon créative.
Les marxistes-léninistes aussi doivent continuer à approfondir leurs conceptions au niveau théorique.  Pour cette raison, le CC du MLPD travaille déjà avec concentration à la Revolutionärer Weg 35 [Voie révolutionnaire] « La lutte de classe et la lutte pour l'unité entre l'homme et la nature ». Ce faisant, nous partons des fondements du marxisme et, impressionnés, nous constatons dans quelle mesure Marx et Engels ont traité ce sujet de façon universelle et en perspective. Dans la série d'articles « Dialectique de la nature », Friedrich Engels fournit la preuve que l'unité entre l'homme et la nature repose sur des lois de mouvement dialectiques et que cette unité peut seulement être établie et développée à un stade supérieur consciemment en appliquant la méthode dialectique. Le MLPD se trouve face à la tâche d'analyser cette dialectique au niveau de l'actuel état de connaissances extrêmement complexe et de tirer des conclusions.
À ce propos, nous ne voulons pas prendre trop de temps, parce que la nécessité du débat sur la stratégie dans le mouvement écologique international exige absolument aussi des clarifications théoriques et que nous devons y apporter notre contribution fondée.

Au début de notre entretien, tu as dit que le phénomène essentiel est le passage des crises économiques aux crises politiques. Que faut-il  comprendre par cela?
Des crises économiques se trouvent en interaction inséparable avec les crises politiques. Par contre, des crises politiques ont deux aspects fondamentaux qui peuvent se manifester par une aggravation de la lutte de classe et une déstabilisation des conditions politiques ainsi que par un danger de guerre croissant et par un éclatement de guerres.
Certes, il n'y a pas de relation directe entre une crise économique et des guerres, mais il est frappant que peu de temps seulement après l'aventure échouée des États-Unis et de l'OTAN en Irak et Afghanistan des voix belliqueuses se font entendre à nouveau. Depuis quelques mois les provocations contre l'Iran ne cessent pas dans le but de créer un prétexte pour une agression militaire. La réaction provocante d'Ahmadinedjad, le chef du gouvernement du régime fasciste iranien, de bloquer le détroit de Hormuz en cas de besoin aggrave de son côté le danger de guerre. Tout de même, 40 pour cent de toute la demande mondiale en pétrole doivent passer par ce détroit.
En Allemagne et dans l'UE on examine actuellement un engagement militaire plus fort sous prétexte de combattre la piraterie dans la mer d’Arabie. Sur l’instance du ministre de la Défense fédérale le mandat militaire des troupes de l'UE doit être étendu maintenant aussi à des attaques aériennes et aux opérations terrestres en Somalie. Le danger général de guerre est certainement un des plus grands problèmes du proche avenir. La lutte pour le maintien de la paix mondiale doit être étroitement combinée avec la lutte contre les répercussions de la crise économique et financière mondiale sur les larges masses.
Le but principal de la gestion de crise internationale consistait à empêcher une crise politique ouverte en Europe ou même une crise révolutionnaire à l'échelle mondiale. Entre-temps, cela a échoué – même si c’est avec un peu de retard : Dans environ 50 pour cent des pays du monde les conditions sociales sont remises en cause par des manifestations de masse, des grèves massives ou même des soulèvements depuis le début de 2010 : 35 de 177 États analysés étaient considérés en 2011 comme « extrêmement » instables, dans le cas de 130 d’autres la stabilité politique est « menacée ». En Afrique du Nord ainsi qu’au Proche et au Moyen Orient un mouvement insurrectionnel démocratique dans au moins 23 pays a ébranlé, depuis le début de 2011, les structures de pouvoir qui existaient depuis des décennies et s’orientaient aux intérêts de l'impérialisme.
En Europe la répercussion des fardeaux de la crise sur le dos des larges masses a provoqué, depuis le printemps 2010, un revirement d'opinion publique dans le mouvement ouvrier et populaire. En Espagne, au Portugal, en France, Grande Bretagne, Hongrie, Belgique, Slovénie etc. des protestations massives se sont développées sur la base de l'assimilation de la gestion de crise et des protestations contre ses effets désastreux. Le plus souvent c’est la jeunesse qui se trouve à la tête. Sept gouvernements ont dû être remplacés pendant les mois passés en raison de crises politiques ouvertes. En Grèce une effervescence révolutionnaire s'est développée. Le 19 et 20 octobre 2011, les plus grandes actions de lutte y ont eu lieu depuis la chute de la dictature militaire en 1974. Elles étaient dirigées contre la Troïka de l’UE, de la Banque Centrale Européenne et du F. M.I. comme instruments principaux du pillage par les supermonopoles.
Avec la montée de la lutte des masses à l’échelle mondiale pour la démocratie et la liberté la tendance à la réaction politique s'est aussi renforcée. Aujourd’hui, nous faisons l'expérience de la manière impitoyable dont les masses en Égypte sont rouées de coups et de tirs.  Au Kazakhstan au moins 70 ouvriers pétroliers ont été abattus récemment dans les conflits avec l'appareil d'État et plus de 500 ont été en partie grièvement blessés. En Russie le gouvernement de Putin essaie de défendre sa fraude électorale contre les protestations massives avec une terreur intensifiée. Partout nous voyons aussi les tendances à la fascisation de l'appareil d'État qu’il faut considérer comme préparation de la terreur d'État contre les masses révoltées. Ces deux tendances, d'un côté l'aspiration des larges masses à la liberté et la démocratie, mais aussi de l’autre le renforcement de la force réactionnaire des détenteurs du pouvoir impérialistes et de leurs fantoches, sont le terrain sur lequel surviendra une révolutionnarisation des masses.
Lénine avait déjà souligné l'importance fondamentale de la lutte pour la liberté et la démocratie pour la lutte de classe pour le socialisme : « Le capitalisme en général et l'impérialisme en particulier font de la démocratie une illusion, et dans le même temps le capitalisme engendre des aspirations démocratiques dans les masses, … l'éveil et la croissance du soulèvement socialiste contre l'impérialisme sont indissolublement liés à la croissance de la riposte et de l'effervescence démocratiques. » (Lénine, « Réponse à P. Kievski (I. Piatkov) », Œuvres, t. 23, Éditions sociales, Paris 1974, p. 23/24)
Comme nous le savons de l’histoire du mouvement ouvrier, la lutte pour la liberté et la démocratie est un stade préliminaire nécessaire de la lutte pour le renversement révolutionnaire de l'impérialisme et pour l'instauration d'une société socialiste. Pour cette raison, nous devons prêter la plus grande attention à ces aspirations démocratiques des masses. Notre mot d'ordre internationaliste élargi résume nos tâches comme suit :
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !
Prolétaires de tous les pays et opprimés, unissez-vous !

Mais n’y a-t-il pas un calme durable dans la lutte de classe en Allemagne ?
Depuis l'automne, le revirement d'opinion est arrivé définitivement dans le noyau du prolétariat industriel, même si ce développement significatif s'effectue souvent encore d'une façon non spectaculaire. La haine des ouvriers de l'exploitation intensifiée insupportable, leur esprit d'offensive, leur solidarité et leur alliance avec le MLPD ont augmenté considérablement.  
Des actions indépendantes chez Daimler à Sindelfingen en ont constitué le point de départ. Les ouvriers chez Opel à Bochum ont gagné l'épreuve de force contre les licenciements projetés et déjà annoncés et les tentatives de division ainsi que le harcèlement moral dans ce contexte. Chez Ford à Cologne une résistance persistante s’oppose à l'introduction d’un programme de réduction des salaires ERA (convention-cadre pour un nouveau système de rémunération dans la métallurgie)! Et cela bien que les collègues qui y travaillent maintenant n’en sont pas touchés directement. Particulièrement remarquable est l'unité croissante entre les jeunes et les vieux pour l'embauche à durée indéterminée après la formation. Un signal important dans ce contexte était la plus grande manifestation syndicale de la jeunesse des années passées avec 20 000 participants le 2 octobre 2011 à Cologne et la convention collective dans la sidérurgie avec l'embauche indéterminée après la formation stipulée pour la première fois.
Aussi les initiatives combatives de la base avant les congrès syndicaux de Ver.di et d’IG Metall (syndicat métallurgique) qui, lors des deux congrès syndicaux, se sont manifestées par le renforcement de la direction combative.
Le mouvement écologique en Allemagne est devenu le plus grand mouvement de la résistance populaire active. Avec la lutte contre les centrales nucléaires à partir du printemps 2011, il a donné un signal international. Le nombre des participants a augmenté de 111 170 en 2009 à 466 550 en 2010 – et rien qu’en novembre 2011 à 1 184 130 ! Les masses ne veulent pas périr dans la catastrophe écologique globale.
Avec le mouvement contre « Stuttgart 21 » l'année dernière l'Allemagne a produit l’un des mouvements de masse le plus important de l'histoire d'après-guerre. Le mouvement combatif de la femme en Allemagne a accompli un travail énorme pour la 1ère Conférence mondiale des femmes de base en mars à Caracas (Venezuela) et s’est donné un profil internationaliste durable. Dans ces activités du mouvement ouvrier aussi bien que dans celui de l’environnement ou aussi celui de la jeunesse et de la femme se développe un débat sur le système : Depuis la crise économique et financière mondiale le capitalisme est la cible d'une critique de masse comme jamais depuis des décennies. Nous constatons que l’on réfléchit et discute de plus en plus sur des changements révolutionnaires comme si c’était tout à fait naturel. La tâche des marxistes-léninistes consiste à travailler avec persévérance à mettre en conformité les facteurs objectif et subjectif  en élevant la conscience et l’organisation des masses à un niveau supérieur. Ce n’est que de cette conformité que naît une situation révolutionnaire, dans laquelle les dominants ne peuvent plus gouverner à l'ancienne manière et les masses ne veulent plus vivre comme précédemment.

Comment les dominants réagissent-ils au développement de la tendance vers la gauche ?
Leur méthode principale est toujours le système internationalisé du mode de pensée petit-bourgeois. Cependant ses vecteurs s'usent de plus en plus vite. Après les grandes envolées parlementaires du Linkspartei [parti de gauche] et plus tard des Verts, le « Piratenpartei » [parti des pirates] a gagné temporairement en sympathie comme une force prétendument neuve et démocratique de base. Entre-temps son premier congrès s’est doté d'un programme bourgeois libéral banal. Dans le mouvement « Occupy » tout est mis en œuvre pour tourner l'indignation contre le capital financier et sur la voie d’espérances illusoires, d'apprivoisement du « capitalisme rapace ». Aussi le Linkspartei [parti de gauche] donne l'illusion que le capitalisme pourrait être apprivoisé par une réduction des droits des banques. Cependant les banques ne sont que des moyens pour organiser le processus de production et reproduction qu'on ne peut pas simplement « éliminer par une opération ». À cette fin, il faut surmonter le capitalisme lui-même ! Toute autre chose est illusoire.

Depuis 2006, le Conseil de l'Europe s’est lancé dans une campagne anticommuniste. Quel en est l’effet sur la conscience des masses ?
Cette campagne anticommuniste a réagi à la persistance du grand estime dont jouit le socialisme parmi les masses. Prétendument scientifique elle est en réalité extrêmement douteuse quant à son argumentation. Selon l'interprétation de ces campagnes, le contenu des articles et des publications anticommunistes ne doit pas du tout être discuté en public. Des positions et analyses qui les réfutent, sont rigoureusement réprimées dans le public médiatique. C'est naturellement une arme à double tranchant parce que, en fin de compte, on n’arrive pas non plus à convaincre les gens par des méthodes antidémocratiques. Pour que l'antipode à l'anticommunisme ne se manifeste pas en public, la politique de l'isolement du MLPD est actuellement encore renforcée. Nous ne devons pas accepter cela. Pour cette raison, le MLPD a décidé de lancer une campagne combative d'éducation et d'information contre l'anticommunisme moderne en 2012.

L'anticommunisme moderne n'est rien de nouveau. Dans le programme du MLPD déjà, il est désigné comme noyau du système du mode de pensée petit-bourgeois. Toutefois, il y a eu quelques modification en ce qui concerne la présentation publique de l'anticommunisme.
À mesure que les modes de pensée petit-bourgeois réformiste et petit-bourgeois révisionniste se soient usés, les dominants ont placé au centre du système du mode de pensée petit-bourgeois, dans leur influence sur les masses, la promotion du mode de pensée anticommuniste. La propagation de réserves anticommunistes et de grossières falsifications de l'histoire par des milliers de canaux médiatiques est devenue un phénomène quotidien. Aujourd’hui, des agents secrets du soi-disant « Office fédéral pour la protection de la Constitution » ont le droit de porter leur campagne de dénigrement anticommuniste dans l'enseignement scolaire à travers les maisons d’édition pour manuels scolaires. En règle générale, leurs « preuves » consistent dans le fait qu'un anticommuniste en cite un autre et que cela est ensuite présenté comme un exposé scientifique.
Cependant l'anticommunisme moderne n’est pas du tout que de la propagande mais consiste en tout un système de manipulation et d’oppression politiques. Il comprend des mesures idéologiques, politiques et d'organisation. En fait partie tout un arsenal réactionnaire de boycottage du MLPD par les banques jusqu'aux décisions d'incompatibilité comme le conseil directeur de l’IG Metall (syndicat métallurgique) les a prises et diverses autres formes qui restreignent des droits et libertés démocratiques élémentaires.
Ainsi l'anticommunisme moderne parvient encore à ériger une barrière contre le MLPD et la révolutionnarisation des masses par tous ses moyens médiatiques, politiques et financiers. Son effet sur les masses sous forme d'un mode de pensée petit-bourgeois anticommuniste empêche encore beaucoup de gens de s'engager pour le socialisme dans et avec le MLPD et Rebell.
Le mode de pensée petit-bourgeois anticommuniste parmi les masses se manifeste moins dans des contradictions politiques avec nos opinions mais surtout dans des réserves, des angoisses, des craintes vagues et un besoin de démarcation. La vague inquiétude face au socialisme et aux marxistes-léninistes est devenue le problème le plus important dans le développement de la conscience de classe et donc de la lutte de classe. Pour cette raison nous lancerons une offensive contre l'anticommunisme moderne dans les prochains mois, nous dévoilerons les sales méthodes d'intrigue des anticommunistes professionnels et nous donnerons un nouveau prestige au socialisme et à ses représentants de Marx à Mao Zedong.

Comment évalues-tu les rapports apparus au grand jour entre le NPD, les réseaux terroristes fascistes et « l'Office fédéral pour la protection de la Constitution » ?
Les informations révélées prouvent clairement qu'il existe un système étendu de tolérance, de promotion et de dissimulation des commandos de tueurs néofascistes du nom « NSU » par des institutions de l'État aussi bien que des liens structurels entre l'appareil oppressif de l'État et les forces fascistes. Il saute aux yeux que les dominants accordent de plus en plus de marge de manœuvre à la terreur fasciste et la soutiennent en partie de façon ciblée, depuis que celle-ci se dirige de manière renforcée contre le mouvement ouvrier, des forces de la gauche et les révolutionnaires. Un premier point culminant était l'attaque brutale de 300 agresseurs fascistes contre la manifestation du Premier mai à Dortmund en 2009. Les menaces et attaques fascistes prennent de l’ampleur contre des antifascistes, des gens de la gauche, des syndicalistes et travailleurs que l’on range du côté de notre parti. Cela a provoqué une grande indignation et solidarité.
Pour payer tribut à la conscience antifasciste des masses une nouvelle initiative pour une interdiction du NPD fut lancée dans la discussion. Cependant cela ne suffit pas. Entre-temps, un réseau développé et une structure de la « répartition des tâches » ainsi qu’un système d'imbrication nationale et internationale existe parmi les organisations, les partis et les groupes terroristes ultra-réactionnaires et fascistes. Le NPD, en apparence sérieux en veston et costume, procure de l'argent par sa participation aux élections et propage des idées ultra-réactionnaires, fascisantes, tandis que les bandes terroristes et des commandos de tueurs accomplissent leur sale boulot. Le seul moyen approprié est la lutte antifasciste résolue pour la condamnation sans équivoque ainsi que l'interdiction et la dissolution de toutes les organisations fascistes et de leur propagande. Cette lutte est étroitement liée à celle contre la fascisation de l'appareil de l'État et pour la défense et l'élargissement des droits et libertés démocratiques.

Le plus fort pôle qui s’oppose au fascisme, c’est l’internationalisme. Il y plus d’un an que l'ICOR fut fondée comme nouvelle organisation mondiale des révolutionnaires. Comment sa construction mondiale s'est-elle développée entre-temps ?
Jusqu'à la fondation de l'ICOR le mouvement révolutionnaire, marxiste-léniniste et ouvrier international ne disposait pas d'un instrument approprié pour la coopération pratique dans toute la gamme de questions dans lesquelles il est d'accord. Pourtant de grands progrès ont déjà été faits depuis la fondation de l'ICOR, par exemple dans la réalisation commune des journées de lutte comme le Premier mai, la journée anti-guerre ou les journées de lutte pour l’environnement. Cependant toutes les forces participantes au processus de l'ICOR sont conscientes du fait que les partis et organisations révolutionnaires ne se soudent pas du jour au lendemain, mais doivent s'approcher pas à pas et développer des rapports de confiance mutuels profonds.
La campagne d'une année du 1er septembre 2011 jusqu'au 1er septembre 2012, adoptée en commun par toutes les organisations membres de l'ICOR, est surtout une école de la coopération pratique, de la coordination et coopération transnationales et de la construction organisationnelle. À ce propos, les organisations membres combinent leur pratique révolutionnaire dans leurs pays avec la pratique commune au niveau international.
Dans le MLPD une activité intense s’est déjà développée pour rendre connue l'ICOR parmi les masses. En ce qui concerne la collecte de dons, souvent les camarades ayant les revenus les plus bas sont les premiers qui font leurs contributions de façon désintéressée. Cela montre la force morale de l'internationalisme prolétarien ! Lui donner une nouvelle qualité est la force décisive afin que le mouvement révolutionnaire et ouvrier international et ses alliés surmontent vraiment pas à pas les points qui les séparent et parviennent à une supériorité stratégique sur le système impérialiste mondial.

Comment la construction de l'ICOR continue-t-elle à s'effectuer et quels sont les projets pratiques envisagés ?
Une importance particulière pour consolider la construction de l’ICOR revient maintenant au travail des comités de coordination continentaux (CCC), élus entre-temps en Europe, en Asie et en Amérique. Ils connaissent davantage la langue, sont plus proches des connaissances concrètes des pays et des partis et organisations.
Toutes les coordinations continentales prévoient des projets importants qui donneront des impulsions importantes pour coordonner et révolutionner la lutte de classe. En Asie une conférence de paysans sera préparée à Delhi en avril 2012, en Afrique une conférence pour le début de 2013 au sujet de « La responsabilité de la jeunesse d'Afrique face à la crise et la question de la migration ». En commun avec le MLPD, l'ICOR Europe organisera un « séminaire d’Europe », le 1er et 2 novembre 2012, sur le développement de l'UE et de sa crise ainsi que sur la coordination de la lutte de classe et la construction de parti révolutionnaire en Europe. L'ICOR soutient d'autres projets internationaux : le Conseil des ouvriers de l'automobile du 17 au 20 mai à Munich, le 4e échange d’expériences international des dockers en septembre 2012 et la conférence internationale des mineurs en mars 2013 au Pérou.
Le MLPD se montrera un membre actif fiable de l'ICOR, apprendra des autres et apportera ses propres expériences avec assurance.

À diverses reprises, tu as désigné la jeunesse comme avant-garde pratique nécessaire à la préparation de la révolution internationale. Le travail du MLPD  auprès de la jeunesse comment se développe-t-il ?
L'organisation de jeunes Rebell est sur une bonne voie de faire de l'internationalisme prolétarien le leitmotiv de tout son travail. Cela est étroitement lié à un travail idéologico-politique intensifié, l'étude de « L'Aube de la révolution socialiste internationale » et une coopération plus intense entre le MLPD et Rebell. Dans la coopération avec d'autres organisations de jeunes des partis de l'ICOR, Rebell annonce la couleur, ayant pour devise « Ne donne pas de chance à l'anticommunisme ! ».

Quelle importance accordes-tu à la publication du livre « L'Aube de la révolution socialiste internationale » et comment le livre est-il accueilli ?
Depuis la publication du livre « Crépuscule des Dieux sur le nouvel ordre mondial » en 2003, nous disposions d'une analyse qui met au point la nouvelle organisation de la production internationale. Avec « L'Aube ... » nous avons maintenant tiré des conclusions sous tous les angles pour la stratégie et la tactique de la révolution socialiste internationale. Cela implique aussi des modifications dans la stratégie et la tactique concrètes du MLPD.
Nos membres ont entamé l'étude et la diffusion du livre, pleins d'attente, d'enthousiasme et avec un grand sérieux. Nous faisons l'expérience d'une franchise étonnante et d’un besoin croissant de beaucoup de gens de discuter le sujet de la révolution socialiste internationale. Jusqu’à présent, plus de 2 000 participants sont venus aux 36 réunions sur « L'Aube ... ». Le mouvement d’étude se développe aussi bien. Plus de 50 groupes d'étude se sont formés entre-temps ainsi que de nombreux cercles plus petits de lecteurs. Jusqu'à présent plus de 4 300 livres ont été vendus.
La stratégie et la tactique de la révolution socialiste internationale ont deux aspects qui sont en interaction dialectique : La stratégie et la tactique se réfèrent à la révolution internationale comme tâche historique commune et aussi aux conditions objectives et subjectives dans les différents pays. Il en résulte : Chaque révolutionnaire doit assumer la responsabilité pour le développement dans les autres pays et avec ce point de référence il doit travailler activement à l’avancée de la lutte de classe dans son propre pays. C'est une nouvelle chose pour laquelle nous devons tous ensemble encore lutter pour la conquérir. Ainsi, la lecture du livre incite également chacun à l'auto-transformation intense.
Dans le mouvement marxiste-léniniste, révolutionnaire et ouvrier international aussi a commencé un débat de stratégie sur l'avenir du développement social et la contribution des marxistes-léninistes. La contribution la plus importante du MLPD à ce débat est ce livre. Pour cette raison nous travaillons d’arrache-pied à la diffusion internationale : Déjà peu de temps après la publication en allemand « L'Aube ... » a paru en anglais, publié par une maison d'édition indienne. La traduction de l'édition espagnole est terminée et sera imprimée sous peu. La traduction française est bien avancée, les traductions en turc, russe, arabe et farsi sont mises en route. Beaucoup de partis et d’organisations attendent avec impatience la diffusion mondiale du livre qui sera sans doute une aide à faire avancer le processus du regroupement des forces révolutionnaire dans le monde.

Quelles sont les tâches théoriques du MLPD dans le proche avenir ?
J'ai déjà expliqué plus haut que le numéro de l'organe théorique sur la lutte de classe et la lutte pour l'unité entre l'homme et la nature se trouve actuellement au centre d’intérêt. Parallèlement nous travaillons déjà sur un autre numéro de notre organe théorique titré « La crise de l'idéologie bourgeoise et l’enseignement du mode de pensée ».
La crise de l'idéologie bourgeoise entraîne une déstabilisation continue du système impérialiste mondial. Qui pourra encore parler d'une « économie sociale de marché » face au rôle ignoble des banques dans la spéculation débordante ? Qui pense encore sérieusement que l'État qui, dans cette situation, répercute les fardeaux de la crise sur le dos des larges masses dans de plus en plus de pays, est toujours un « État social » ? La religion aussi dont une tâche importante consiste à maintenir les masses dans un état d’humilité et de retenue, a tendance à perdre son efficacité. Dans les sciences, la restriction à des activités scientifiques orientées directement aux intérêts de profit est de plus en plus critiquée. Mais l’idéalisme et la métaphysique sont en train de vivre un désastre. Il faut se pencher sur tout cela au niveau des principes et propager la supériorité de la conception du monde et du mode de pensée dialectiques-matérialistes prolétariens.
D’une certaine manière, l'idéologie bourgeoise a pu pénétrer, avec le système du mode de pensée petit-bourgeois, profondément dans les masses, le mouvement ouvrier, la construction de parti et le socialisme. Cependant elle donne une orientation négative unilatérale qui ne pourra pas développer une force d'adhésion positive au système impérialiste mondial. Ainsi se manifeste le caractère temporaire des effets du système du mode de pensée petit-bourgeois.
Il est très important que les marxistes-léninistes se préparent aussi sur le plan idéologique, car une nouvelle société socialiste n'est pas seulement une alternative au système politique et économique du capitalisme mais elle doit surtout reposer sur une claire conception du monde prolétarienne. C’était l’une des expériences les plus désastreuses du mouvement révolutionnaire et ouvrier international que l’intrusion du mode de pensée petit-bourgeois dans la couche dirigeante du parti, de l’État et de l’économie ait pu mener jusqu’à la dégénérescence révisionniste et à la restauration du capitalisme. Un préalable décisif en était le mépris de l’aspect idéologique dans la construction du socialisme. Cette expérience amère doit nous servir de leçon.

Le MLPD commence à préparer son IXe Congrès. Qu’est-ce qu’il faut s’imaginer par-là ?
Dans les partis bourgeois la base joue au mieux un rôle de figurant. Lors du congrès du Linkspartei [parti de gauche] en octobre à Erfurt, les membres reçurent, à l’entrée, des piles des matériaux du congrès, sur lesquels fut aussitôt discuté et voté. Chez nous, chaque membre reçoit personnellement le projet du compte-rendu du Comité central des mois avant le congrès – pour l’étudier, le vérifier selon ses propres expériences, comme aide à les assimiler et ceci lié au droit d’élaborer des amendements de critique et d’amélioration. Chaque cellule de parti discute soigneusement le projet du compte-rendu, adopté par le Comité central en octobre, pendant des mois et peut proposer des motions que les assemblées de délégués locales ou de district peuvent adresser au congrès. Ce que nous pratiquons depuis des décennies avec succès est unique dans le paysage des partis en Allemagne. Les candidates pour les organismes centraux sont proposés par la base et ne peuvent pas se porter candidat sans l’assentiment de leurs assemblées locales ou de district.
Des tels droits étendus des membres, un tel processus intensif de préparation du congrès, représentent pour nous une conclusion essentielle de la dégénérescence révisionniste des partis anciennement communistes et un garant important que les membres sont effectivement les maîtres du parti. Partie intégrante de la préparation du congrès est l’autotransformation du parti lors de la campagne de l’ICOR, la réalisation à tout moment du travail parmi la jeunesse comme tactique de masse dans la construction du parti et un processus de réorganisation du parti conformément aux nouvelles tâches dans la lutte environnementale.
Ce congrès attirera aussi l’intérêt international comme jamais auparavant.

Où le parti se retrouve-t-il à l’heure actuelle ? Comment veut-il évoluer ?
Le projet du compte-rendu du Comité central du MLPD au IXe Congrès tire un bilan positif du développement de notre parti. Face aux circonstances compliquées le développement stable du MLPD est un grand succès, même s’il n’a pas pu se renforcer sensiblement numériquement pendant la période passée. Dans la même période, le MLPD a accompli d’énormes travaux et conquis de nouveaux terrains. Nous avons une part importante au mouvement écologique combatif qui est en train de se former nouvellement. Nous avons construit nos organisations à l'échelon des Länder y compris les directions et les bureaux et ainsi nous avons donné un « visage » à notre parti dans les régions.
Afin de mieux nous concentrer encore et d’agir résolument contre chaque risque de dispersion des forces qui surgit toujours de nouveau, nous avons mis en route un processus de réorganisation du parti. C’est-à-dire : plus de forces pour le travail quotidien en général et surtout pour le travail écologique en particulier !
Toutefois, il y a bien des problèmes « faits maison » et pendant les dernières années nous avons lutté de façon durable pour les surmonter. En font partie surtout des tendances non surmontées du culte de la spontanéité, dont la ligne directrice est le haut et le bas agités des événements quotidiens au lieu de manières de voir et d’agir stratégiques. Si, par contre, l'aspect idéologico-politique est le facteur pilote et le système du travail quotidien est développé sur la base du mode de pensée prolétarien, notre travail fait effet de façon durable et établira dans la situation respective et ponctuellement une supériorité par rapport au système du mode de pensée petit-bourgeois organisé au niveau de la société.
Le facteur décisif intérieur de ces succès était le fait que le MLPD a formé et entraîné au cours des années passées tous les permanents et de plus en plus de membres dans la maîtrise de la méthode dialectique au niveau de l'enseignement du mode de pensée et de la pensée systémique. Les défis deviennent plus compliqués et demandent un haut degré de faculté d’orientation autonome. L’explication sur le plan idéologique, comme bataille préliminaire des batailles de classe à venir, revêt une importance centrale.

Quelle est ta vue d’ensemble sur l’année 2012 qui vient de commencer ?
Tôt ou tard, les turbulences du système impérialiste mondial déboucheront inévitablement sur une crise révolutionnaire mondiale ! À ce propos, l’année 2011 a peut-être déjà marqué un tournant historique. Les dominants feront tout leur possible pour s’y opposer, pour se dresser contre la révolutionnarisation des masses par la duperie et la violence. Évidemment, il n’est pas possible de déterminer exactement dans quelle période se produiront des sauts qualitatifs dans le processus de la révolutionnarisation des masses. Le fait d’un mouvement de masse pour la liberté et la démocratie englobant le monde constitue déjà un saut qualitatif dans le développement de la conscience de classe par rapport au calme relatif dans la lutte de classe. La question centrale est si, ou bien combien de temps, les impérialistes gagneront l’influence principale sur ce mouvement par leur propagande bourgeoise et leurs manœuvres de duperie  ou bien jusqu’à quel point ils feront avancer le processus de la révolutionnarisation des masses par la tendance croissante à la terreur d’État pour réprimer ce mouvement de masse.
Dans ce conflit il importe surtout que les marxistes-léninistes et les révolutionnaires du monde entier contribuent au développement supérieur de la conscience de classe et de la lutte de classe. Cela fonctionne à travers un processus de coordination et de révolutionnarisation des mouvements de masses au-delà des frontières. Dans ce processus, l’ICOR vivra son baptême du feu pratique. Est-ce que l’ICOR pourra déjà réaliser un nouveau niveau de l’internationalisme prolétarien en théorie et en pratique ? Se montrera-t-il assez vite à la hauteur de sa responsabilité internationaliste et contribuera-t-il à la préparation de la révolution internationale avec détermination ? Et en ce faisant, le processus de l’unification idéologico-politique du mouvement marxiste-léniniste et ouvrier international avancera-t-il  ? Tout cela, ce sont des questions importantes que l’histoire nous pose et qui joueront aussi un rôle important dans les discussions au cours de la préparation du IXe Congrès.
Je suis absolument persuadé que nous sommes bien partis et je suis fier de notre parti, du fait qu’il s’est avéré, dans ces années compliquées, être un facteur stabilisant et un point de repère pour de plus en plus de gens critiques dans ce pays et en partie aussi au niveau international.
Je remercie tous les camarades, hommes et femmes, de leur grand engagement, de la solidarité pratique en abondance et de leurs efforts désintéressés dans l’année passée ! J’espère qu’après quelques jours de repos ainsi que des réveillons fougueux de nouvel an, tous pourront s’attaquer avec une énergie nouvelle aux grandes tâches de l’année 2012 ! Je suis content de la collaboration avec eux et je souhaite une année 2012 en bonne santé, combative et couronnée de succès à tous les lecteurs et toutes les lectrices du Rote Fahne. 


Merci beaucoup de cet entretien.

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