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Le rôle de l'ICOR dans la lutte contre la menace d'une catastrophe écologique mondiale

Résolution de la 2e Conférence mondiale de l'ICOR, 1 avril 2014

 

Depuis 1970, une crise écologique globale s'est formée qui signifie une destruction accélérée des bases de vie naturelles. Entretemps, le mode de production capitaliste pousse l'humanité vers une catastrophe écologique globale qui met en question les bases de vie de l'humanité sur le plan général. Le méga-typhon Hayan/Yolanda en  novembre aux Philippines avec une vitesse de vent unique jusqu'à maintenant de 380 km/h ainsi que les inondations et les tempêtes monstres qui apparaissent entretemps régulièrement dans de nombreuses parties du monde, et aussi les glaciers et les glaces polaires qui fondent de façon poussée, sont les signes d'une nouvelle qualité de la progression vers la catastrophe climatique globale. Les catastrophes écologiques régionales, qui résultent de situations météorologiques extrêmes, sont devenues un phénomène persistant.

La pollution des océans et des continents, l'abolition des forets pluviales et de la couche d'ozone, l'extraction risquée du gaz, du charbon, du pétrole, de l'uranium et d'autres matières premières mènent aux dommages très sérieux à la biosphère et à une intoxication chronique croissante des masses au plan mondial. Un point culminant de la contamination nucléaire est l'accident maximale prévisible toujours en cours à Fukushima où chaque jour des milliers de litres d'eau radioactives s'écoulent dans le Pacifique qui ont atteint la côte occidentale des États-Unis et pénètrent dans la nappe phréatique. Avec une absence de responsabilité intentionnelle et sans égards, le capital financier international, dans sa soif sans bornes de profit et de pouvoir, fait bon marché des conditions d'existence de l'humanité.

L'ancien mouvement écologique a fourni des contributions précieuses pour faire progresser la conscience écologique des masses. Face aux nouveaux défies, il se trouve en déclin et désorganise la lutte contre les responsables principaux car il s'est complètement adapté aux dirigeants sous la parole de l'écologisme impérialiste de la « compatibilité de l'économie capitaliste avec l'écologie ». D'une année à l'autre, ses dirigeants constatent lors des conférences mondiales sur le climat que l'on n'y arrange qu'une farce pour y servir toutefois et toujours de nouveau de feuille de figuier verte. Espérer la « raison » des capitalistes, développer de fausses activités par des pétitions et des illusions dans le parlementarisme bourgeois – cela mène la lutte commune nécessaire dans une impasse mortelle. Ils sapent la large unité d'action nécessaire comme lors des journées de lutte internationales sur le climat et l'environnement. Autant que la bureaucratie syndicale réformiste au sein du mouvement ouvrier, ils poursuivent au sein du mouvement écologique la séparation de la question sociale de la question écologique, la scission des mouvements ouvrier et écologique.

Dans cette situation, le mouvement écologique doit s'orienter nouvellement et se construire au plan mondial. La base en doit être la résistance active pour sauvegarder l'environnement de l'économie de profit. Il doit être ouvert à un ordre social sans exploitation de l'homme et de la nature. Cependant, même s'il y a eu, au sein du mouvement révolutionnaire et ouvrier international, refoulement et dépréciation de la question écologique qui sont à surmonter, les exemples excellents d'une politique écologique prometteuse en Union soviétique socialiste et en Chine de Mao Zedong sont incontestables. L'affirmation que dans les pays socialistes on aurait encore plus piétiné la question écologique que dans les pays capitalistes, ne doit plus restée sans y opposer un démenti. Elle est nourrie du fait qu'avec le commencement de la restauration du capitalisme dans les pays anciennement socialistes de l'Union soviétique et en Chine, non seulement l'exploitation de la force de travail humaine fut réintroduite, mais que la destruction de l'environnement a également pris des dimensions effrayantes. Face à cela, la politique écologique des pays anciennement socialistes sous Staline et Mao Zedong fait partie des acquis essentiels et durables du socialisme à travers lesquels il a fait preuve de sa suprématie vis-à-vis du mode de production capitaliste.

 

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