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LES DIRIGEANT-E-S DE L’ATIK ET SES MILITANT-E-S DOIVENT ËTRE IMMEDIATEMENT LIBERE-E-S !!

ATİK (Confédération des travailleurs de Turquie en Europe), AABK (Confédération des Unions des Alevis en Europe) AvEG-KON (Confédération des Immigrés Oppressés en Europe), ADHK (Confédération des Droits Démocratiques en Europe), ADEF (Fédération des Unions Démocratiques du Dersim en Europe), DİDF (Fédération des Associations des Travailleurs Démocratiques), NAV-DEM (Coordination des Organisations Kurdes en Allemagne), ÖDA (Liberté et Solidarité Allemagne) Yaşanacak Dünya /Devrimci Proletarya, Mala Gelen Kurdistan (Maison du Peuple Kurdistan), 13 Juillet 2015


Avec l’autorisation donnée par le Ministère de la Justice allemande en 2012, 11 activistes de l’ATIK, contre lesquels une enquête avait été ouverte, ont été arrêté-e-s, mis-es en garde à vue puis emprisonné-e-s lors d’une opération. Les dirigeant-e-s et activistes de l’ATIK, arrêté-e-s en Allemagne, en Grèce, en Suisse et en France, sont suspecté-e-s d’appartenir au TKP/ML, depuis les procès lors de l’affaire TKP/ML suite auxquels ils avaient été emprisonné-e-s un long moment en Turquie. Certains sont, en plus, accusé-e-s de diriger des activités du TKP/ML en Allemagne. 7 d’entre eux sont maintenu-e-s en isolations et ont été séparé-e-s dans les prisons de Augsburg, Münih, Kempten, Lansthut, Nürmberg et Kaisheim. Ils n’ont pas le droit d’avoir de contacts avec les autres prisonniers et ne peuvent sortir prendre l’air que 30 minutes par jour. Ils passent donc 23h et 30 minutes par jour confinés dans leurs cellules. Les visites des membres de leur famille ne sont autorisées que de manière limitée, sous le regard d’un gardien et à travers un parloir. De la même manière les rencontres avec leurs avocats se font dans des pièces fermées et à travers un parloir. De plus, les compte rendus des entrevus sont systématiquement contrôlées.

L’Allemagne, responsable des opérations en Europe, fait des demandes insistantes pour l’extradition des prisonniers qui sont en France, en Grèce et en Suisse. L’un des prisonniers, Musa Demir a été arrêté en Allemagne parce qu’il était en visite chez le Dr. Sinan Aydın, autre interpellé, alors même qu’il réside en Autriche. L’Allemagne réclame sans considération pour la loi internationale, deux autres détenus, l’un en Suisse et l’autre en France, sans qu’ils soient citoyens allemands.

En Allemagne, lors de l’opération, les maisons de Müslüm Elma, Dr. Sinan Aydın, Dr. Banu Büyükavcı, Haydar Bern, Erhan Aktürk et Seyit Ali Uğur, ont été prises d’assaut, portes fracassées, fenêtres brisées. Cette démonstration de force n’avait pour but que d’impressionner car les adresses des habitations et des lieux de travails des interpelé-e-s étaient déjà connus des services de police.

Il est clair que la finalité de cette opération est le résultat de la coopération entre les Etats turc et allemand. L’opinion publique doit comprendre que ces arrestations sont, donc, le fruit de négociations secrètes. Ces dernières années, l’Allemagne a procédé, de manière intense, à ce genre d’opérations contre des dizaines de personnes poursuivies par lois 129 a-b.

Les personnes arrêté-e-s sont des représentant-e-s politiques. Lorsqu’ils ont demandé le droit d’asile, ils n’ont pas caché leurs identités politiques ni qu’ils étaient révolutionnaires. Malgré cela, l’Allemagne a procédé à des arrestations arbitraires violant leur droit d’organisation et de partager leurs idées politiques. Les détenus Müslüm Elma, Mehmet Yeşilçalı, Seyit Ali Uğur et Sami Solmaz sont des personnes ayant déjà été emprisonné de longues périodes dans les prisons turques, et ont plusieurs fois menés des grèves de la faim, approchant même de la mort. C’est seulement suite à la dégradation de leur santé qu’un rapport stipulant qu’ils ne pouvaient plus vivre enfermé les fit sortir.

En tant qu’organisations dont les signatures se trouvent en bas de ce texte, nous déclarons être solidaires avec l’ATIK, qui est une organisation qui lutte depuis longtemps pour les droits des immigrés en Europe. Nous condamnons les opérations d’arrestations du 15 avril 2015 orchestrées par l’Allemagne. Nous déclarons que la séparation et l’isolement, que subissent nos camarades, sont des crimes contre l’humanité. Selon les accords internationaux des Droits de l’Homme, plusieurs décisions condamnent ces pratiques comme étant des méthodes de tortures. En appliquant l’isolement aux activistes de l’ATIK en prison, l’Allemagne foule au pied ces accords internationaux. Nous réclamons au plus vite l’arrêt de l’isolation des détenus, et leurs libertés immédiates.

Signataires:

ATİK (Confédération des travailleurs de Turquie en Europe), AABK (Confédération des Unions des Alevis en Europe) AvEG-KON (Confédération des Immigrés Oppressés en Europe), ADHK (Confédération des Droits Démocratiques en Europe), ADEF (Fédération des Unions Démocratiques du Dersim en Europe), DİDF (Fédération des Associations des Travailleurs Démocratiques), NAV-DEM (Coordination des Organisations Kurdes en Allemagne), ÖDA (Liberté et Solidarité Allemagne) Yaşanacak Dünya /Devrimci Proletarya, Mala Gelen Kurdistan (Maison du Peuple Kurdistan)

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