L'occupation soutient l'empire : opposez-vous à tous les colonisateurs et aux forces militaires étrangères
Traduction DeepL

Les attaques menées par les États-Unis et les sionistes contre l'Iran, ainsi que les missiles qui auraient été dirigés vers les installations militaires britanniques à Akrotiri, ont relancé le débat public à Chypre sur le statut et les implications des bases britanniques. Lorsque les infrastructures militaires étrangères présentes sur le sol chypriote deviennent des cibles potentielles, la question passe du domaine abstrait de la géopolitique à celui, plus concret, de la sécurité nationale et de la sécurité publique.
Les bases britanniques de la RAF à Akrotiri et Dhekelia ont été établies en vertu du traité de 1960, rédigé par le Royaume-Uni, la Turquie et la Grèce. Bien que la République de Chypre soit devenue officiellement indépendante après la lutte anticolonialiste des années 1950, les accords d'indépendance, imposés sous la pression coloniale, ont permis au Royaume-Uni de conserver le contrôle sur certaines zones désignées comme bases. La résistance du président Makarios à ces arrangements a été suivie par l'occupation turque de Chypre orchestrée par l'OTAN en 1974.
Aujourd'hui, les bases ne sont pas sous l'autorité de la République de Chypre, mais leur fonctionnement expose notre peuple à des représailles. Elles placent les citoyens chypriotes, sans leur consentement, au milieu de conflits qu'ils n'ont pas choisis et auxquels ils ne souhaitent pas participer. Nous ne pouvons accepter d'être transformés en un État de première ligne pour des guerres qui ne sont pas les nôtres.
Chypre continue de subir l'occupation turque d'une partie de son territoire, tout en vivant également sous l'occupation britannique continue à travers ses bases sur l'île. Ces réalités s'inscrivent dans un cadre géopolitique plus large qui restreint la souveraineté chypriote depuis des décennies. Alors qu'une partie importante du territoire chypriote reste hors du contrôle effectif de la République, certaines forces politiques à Chypre et leurs alliés à l'étranger présentent un pays à caractère semi-colonial comme un État occidental pleinement souverain, détaché de ces contraintes structurelles. Ce discours protège les puissances extérieures de toute responsabilité et normalise le statu quo.
La solidarité internationale avec Chypre et le peuple chypriote est essentielle. Pour un petit pays comme le nôtre, la diplomatie et le droit international ne sont pas des principes abstraits, mais des instruments de lutte. Maurice l'a démontré lorsqu'elle a traduit la Grande-Bretagne devant la Cour internationale de justice pour le détachement des îles Chagos. En 2019, la Cour a jugé que l'administration continue du Royaume-Uni était illégale. Cette décision a prouvé qu'il était possible de s'opposer aux puissances coloniales et que la décolonisation inachevée devait être remise en question.
Lorsque nous parlons de la présence américaine à Chypre, nous devons nous rappeler que les premiers avions espions de la CIA ont atterri à la base aérienne d'Akrotiri en 1974, l'année même où l'occupation turque a commencé, et qu'ils y sont restés depuis lors. À l'époque, la République de Chypre était un État non aligné qui appelait au retrait des forces militaires étrangères de son territoire et soutenait la lutte de libération de la Palestine et d'autres terres colonisées. Nous ne pouvons pas comprendre la présence militaire britannique continue sur notre île sans la replacer dans le contexte plus large de l'occupation turque. En tant que principale contradiction matérielle affectant notre île, l'occupation a transformé l'identité politique de Chypre, créant une politique d'instabilité et de survie qui légitime l'exploitation continue de notre île par le Royaume-Uni et les États-Unis afin de soutenir matériellement la colonie sioniste. L'occupation soutient l'empire anglo-américain, et la libération de cet empire ne peut être obtenue tant que notre souveraineté continue d'être niée.
La génération qui a combattu la domination coloniale britannique dans les années 1950 l'a fait pour la souveraineté et l'autodétermination. Son sacrifice n'a pas été fait pour que Chypre reste stratégiquement otage ou exposée aux dangers imposés par d'autres.
En tant qu'Union des Chypriotes, nous affirmons notre engagement en faveur de la pleine souveraineté et nous continuerons à lutter jusqu'à ce que notre pays soit libéré de tout vestige colonial.